Violence des jeunes

Collaboration avec les juges des mineurs

On développe un instrument qui a comme but de détecter les jeunes délinquants tôt dans leur parcours de déviance. Jusque à ce jour de prédire la délinquance et la rechute n’ont pas trouvé une solution. Pour cette raison le but de projet se limite de faire un bilan psychosocial du jeune pour qu’on puisse proposer des mesures adéquates. Dans un deuxième temps on évalue si cette mesure a eu une influence sur le profil psychosocial du jeune.

Diagnostic psychosocial de détection précoce chez les adolescents

Il est admis que les risques peuvent être multidimensionnels. On distingue ainsi les risques structurels des risques personnels, lesquels se différencient à leur tour en fonction de divers paramètres d’ordre psychologique. Nous proposons un système basé sur quatre paramètres, qui couvre les principaux éléments d’un risque psychosocial.

Le modèle: Quatre paramètres de risque entrent dans le diagnostic: la situation sociale initiale, les problèmes respectivement internes et externes, ainsi que la consommation de substance (alcool, tabac, cannabis). 

KOPRAX

KOPRAX (Practique controlé) veut introduire dans la practique de tout le jour les interventions scientifiquement reconnues. On vise spécifiquement la prévention secondaire.  On veut institutionaliser les échanges professionelles pour améliorer la mise en oeuvre ces interventions. Les strategies adoptés sont la formation continue, la supervision et les évaluations des interventions.

Evaluation of the SeMo

Evaluation des semestres de motivation

A l’entrée et avant la sortie d’un semestre de motivation les participants replissent des questionnaires sur la situation sociale, le bien-être, la consommation des substances. Une année après la sortie les personnes remplissent de nouveau les mêmes questionnaires. Ainsi fait- on peut mesurer l’intégration des jeunes dans la vie professionnelle et trouver des indices qui favorisent ou défavorisent l’intégration sociale et professionnelle. 

PESS

PESS (projet expérimental de santé scolaire)

To study health concerns in primary and secondary schools the Canton Fribourg started this project known as PESS (project, experimental, health in school). Several schools and classes were asked to fill in questionnaires on well-being (depression, anxiety, suicidality) external problems and substance use. Three years of research gave an overview of problems in school and teachers. Results show that social and well-being parameters are disproportional distributed. Therefore the impetus for preventive activities is clear in that sense that only a minority need professional interventions. In addition two interventions were implemented in school and effects were evaluated. First early detection by teachers could work and second a relaxation training periodically offered, influence the school climate and facilitated learning (see for details, News) 

Monitoring

Dans son rapport sur les semestres de motivation (SeMo) 1999 – 2002, le seco relevait la croissance du groupe des jeunes qui, soit interrompent un SeMo, soit se retrouvent sans programme transitoire après avoir terminé le semestre. Une hypothèse explicative alors avancée postulait que ce groupe n’échouait pas simplement à cause de l’offre restreinte en matière de places d’apprentissage, mais en conséquence de ressources personnelles limitées et d’une situation sociale de départ particulièrement lourde. Il sembla alors que si l’on voulait parvenir à aider ces jeunes à trouver une place dans la société, il fallait tenir compte des problématiques psychosociales auxquelles ils étaient confrontés.


C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de faire appel à la méthode du monitoring. Ce concept est étroitement lié à celui de prévention secondaire, basé sur le principe que les individus en situation problématique (au niveau de la santé psychique, des comportements, de la consommation de substances, etc.) devraient recevoir des mesures de soutien adéquates avant qu’un trouble psychique défini n’apparaisse. Le monitoring a ainsi pour but de déceler les risques présent chez les individus afin de permettre la mise en oeuvre de mesures d’intervention ciblées.


Entre décembre 2004 et juin 2005, nous avons évalué au moyen d’un questionnaire (internet) la situation psychosociale des jeunes hommes et femmes présent dans la majorité des SeMo de la Suisse alémanique et de la Suisse romande, soit environ 1200 adolescents. Plus précisément, cet outil portait sur les facteurs de risques suivants : la santé psychique, les problèmes de comportement, la consommation de substances et la situation sociale de départ (histoire socio-démographique).


Les résultats de cette évaluation ont confirmé l’hypothèse avancée ultérieurement par le seco: environ 40% des jeunes qui ont été interrogés faisaient preuve davantage de difficultés psychiques et physiques (troubles psychiques, problèmes d’attention, hyperactivité, problèmes de comportements, consommation de drogues) que la moyenne des individus de leur âge.


Le nombre important de participants présentant des risques mis en évidence par notre évalutation a démontré la nécessité de développer dans les SeMo une prise en charge particulière pour ces derniers. Il semble en effet évident que l’offre habituelle de ces structures ne peut être suffisante pour aider ces jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle. Même en cas de places d’apprentissage plus abondantes, les difficultés psychosociales qu’ils rencontrent diminueraient en effet grandement leur chance de réussir une telle formation.


L’amélioration de l’insertion professionnelle et sociale des jeunes à risques dépasse la mission de l’assurance chômage et exige une collaboration interinstitutionnelle entre les domaines de la santé, de la formation, des affaires sociales et de l’économie, et ceci au niveau fédéral, cantonal et communal.


Soucieux de répondre au besoin que notre évaluation a mis en évidence, nous avons, sur mandat de l’OFSP, élaboré un programme de prévention secondaire (VIVA) particulièrement adapté aux jeunes des SeMo présentant des difficultés.

cohorte

L’étude de cohorte supra-f est une étude longitudinale qui doit s’étendre de 2005 à 2008. Celle-ci sera divisée en deux volets : de 2005 à fin 2006 et de 2007 à 2008. L’étude de cohorte fait suite au premier volet de la recherche supra-f qui a eu lieu entre 1999 et 2005. supra-f est un projet de recherche en prévention des dépendances et promotion de la santé chez les jeunes en situation de risque en Suisse initié par l’OFSP.

L’intérêt de cette recherche a conduit l’OFSP à prolonger le projet initial jusqu’en 2008. Ainsi, les quelques 1500 jeunes qui font partie du projet supra-f depuis 1999 seront à nouveau interviewés en 2005 ou 2006, puis en 2007 ou 2008 (ces 2 mesures « follow-up » ont lieu 24 et 36 mois après la fin du programme supra-f).

Il sera ainsi possible d’observer le développement de ces jeunes à risque en ce qui concerne leur santé, leur consommation de substances, leur intégration sociale et professionnelle, et ce, jusqu’à leur entrée dans l’âge adulte. Il sera également possible de vérifier si le développement des jeunes ayant reçu un soutien de la part d’un centre supra-f  est différent de celui des jeunes n’ayant pas bénéficié d’une telle aide (groupe témoin). Dans cette phase du projet, se basant sur les expériences et les résultats de la recherche, les priorités suivantes doivent être prises en considération:

  • Instrument pour le diagnostic du risque
  • Instrument pour une intervention en groupes (VIVA )
  • Guide pour la planification de l'intervention précoce dans les communes

L’étude de cohorte permettra enfin d’évaluer l’efficacité à long terme du programme supra-f.

supra-f

L’objectif principal était de tester un modèle de dépistage précoce et de prise en charge destiné aux jeunes « à risque », c’est-à-dire présentant des problématiques susceptibles de menacer leur vie future d’adulte (problèmes scolaires, violence, délinquance, consommation de substances, troubles psychiques).

A cette fin, 12 « centres supra-f » ont été créés en milieu urbain dans 7 cantons romands et alémaniques. Ces centres sont des structures offrant un programme d’intervention socio-pédagogique et scolaire comprenant des mesures diverses (soutien scolaire, promotion linguistique, entraînement à la communication et à la socialisation, discussion en groupes, conseils individuels, repas en commun, organisation de loisirs). Certains donnent en outre aux élèves en grandes difficultés la possibilité d’achever leur scolarité en dehors du cadre scolaire. En règle générale, ces centres sont ouverts du lundi au vendredi et peuvent prendre en charge simultanément 15 à 20 jeunes. Le programme dure environ 6 mois. La plupart des adolescents y sont assignés par l’école, le tribunal des mineurs ou par les autorités ou services spécialisés compétents. Cependant, la participation au programme n’est possible qu’avec l’accord du jeune et de ses parents.

L’objectif visé par cette prise en charge est de favoriser chez les jeunes des changements positifs à différents niveaux : amélioration de l’état de santé psychique, renforcement des ressources personnelles, meilleure intégration sociale, amélioration des comportements relationnels, diminution de la consommation de substances et de la délinquance.

Afin d’évaluer l’efficacité de ces structures de prévention secondaire, un plan de recherche longitudinal a été suivi. La situation psychosociale de chaque jeune a été évaluée (interview et questionnaire sur ordinateur) lors de son entrée dans un centre supra-f, à sa sortie, puis 12 mois plus tard. Un groupe contrôle (jeunes tout-venant) a été suivi en parallèle.

Le rapport final du projet supra-f a été publié en 2006 a permis de montrer l’efficacité d’une telle prise en charge. En effet, plus de 2 tiers des jeunes ont commencé une formation ou un travail à leur sortie du programme, et la majorité d’entre eux ont diminué leurs comportements problématiques et amélioré leur état de santé psychique. Il est à noter que les changements les plus importants ont eu lieu chez les jeunes au potentiel de risque le plus élevé, ce qui prouve la pertinence d’une telle intervention de prévention secondaire.

L’intérêt de cette recherche a conduit l’OFSP à prolonger le projet initial jusqu’en 2008. Il a en effet été décidé d’enrichir les données récoltées par 2 mesures « follow-up » supplémentaires (24 et 36 mois après la fin du programme). Cette étude de cohorte permettra d’évaluer l’efficacité à long terme du programme supra-f.

Le rapport finale de supra-f a été publié en été 2006 (en allemand seulement).